Charleroi poursuit sur la route durable

Le 25.03.2009 dans Archives

La semaine passée, je me suis rendu au cœur du centre communautaire de la Cité Parc invité par les instances dirigeantes des cinq sociétés de logements sociaux de la métropole carolorégienne.

La SLSP " Le Val d'Heure " va procéder à la création d'un tout nouveau quartier de vie, avec des maisons incluant toutes les avancées énergétiques actuelles et un système d'étages modulables pour la vie intergénérationnelle et les personnes handicapées.

Les SLSP continuent à traîner une mauvaise image et pourtant, elles prouvent bien ici que le secteur du logement public doit et peut montrer à l'ensemble du secteur du logement comment produire plus de cohésion sociale et plus d'économies d'énergie.

À ce titre, les projets de la Cité Parc et des Closières sont particulièrement révélateurs. C'est un beau message qui émane ainsi de Charleroi car il ne faudrait pas oublier que c'est quand même la première ville wallonne à avoir déclaré ses intentions de devenir une ville durable. Et elle poursuit sur cette route de manière admirable.

En tant que Ministre du développement durable, je me réjouis de  constater qu'à travers la mise en œuvre de tous ces projets, les sociétés de logement social en Wallonie commencent à comprendre et à prendre conscience de l'importance du développement durable et de l'écologie sociale.

Les ménages belges sont d'importants consommateurs d'énergie. Nos habitations et nos déplacements sont les deux seuls secteurs en Belgique accusant encore une augmentation en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre. La consommation d'énergies fossiles dans nos habitations en 2006 représentait quelque 21% des émissions totales de gaz à effet de serre dans notre pays ; cette consommation concernait principalement le chauffage et la production d'eau chaude. En moyenne, chaque ménage belge consomme 20.000 kWh/an correspondant à une dépense d'environ 3.000 € et produit un volume d'émissions de 14 tonnes de CO2/an.

Face à cet enjeu mondial que représente le changement climatique, chaque acteur de notre société doit aujourd'hui  intégrer cette nouvelle donnée dans la conception de ses projets. Ils doivent être peu consommateurs d'énergie et faiblement émetteurs de CO2.

Aujourd'hui, pour  réaliser des économies d'énergie, il y a deux pistes :

Premièrement, investir dans des mesures d'économie d'énergie et dans des appareils économes en énergie. C'est le chauffage qui engloutit l'essentiel de notre budget énergétique, une des options les plus importantes (et les plus rentables) consiste à isoler autant que possible nos habitations. Cela doit constituer la première priorité pour nous tous.  Une bonne isolation offre trois avantages majeurs : une baisse significative de la facture énergétique, une meilleure sensation de confort et une réduction des émissions de CO2. C'est l'isolation du toit qui représente une action prioritaire et financièrement abordable, que l'on peut souvent réaliser soi-même. Remplacer les châssis des fenêtres et les vitres s'avère souvent un investissement plus important, mais dont l'impact est considérable : remplacer du simple vitrage par des vitres en verre à haut rendement permet de réduire les pertes de chaleur allant jusque 80 %. Quand la maison est isolée, il faut produire de la chaleur de façon optimale : c'est possible en remplaçant la chaudière, en plaçant des vannes thermostatiques. Enfin, un chauffe-eau solaire aidera à produire de l'eau chaude (le plus souvent utilisée à des usages sanitaires) à moindre coût.

D'autres petits investissements peuvent rapporter « gros » en matière d'environnement et de finances : chauffer au gaz plutôt qu'à électricité (la pire solution d'un point de vue énergétique), isoler les canalisations de chauffage et d'eau chaude, acheter des équipements moins énergivores : frigo ou lave-linge de type AA, des pommeaux de douche utilisant moins d'eau ou ampoules économiques.

Deuxièmement, la piste consiste à adopter des comportements permettant de réduire la consommation d'énergie. Ceci ne demande aucun investissement plutôt un changement d'habitude.

Les sociétés de logement social ont donc pris conscience de l'importance de cet enjeu environnemental, mais tout en gardant en ligne de mire sa mission principale : offrir un logement aux familles aux plus faibles revenus.

Thèmes: Charleroi

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