Négociations difficiles à Copenhague

Le 15.11.2009 dans Archives

Ce n'est un secret pour personne, les négociations de Copenhague s'annoncent difficiles, voire très difficiles. L'Europe a lancé le mouvement avec son plan volontaire de réduction des gaz à effet de serre fait d'engagements clairs, contraignants et chiffrés. Elle a été suivie par d'autres pays industrialisés comme le Canada ou le Japon. Mais aux Etats-Unis, une opinion publique encore très sceptique rende le travail du Président Obama très délicat. Hors, si les Etats-Unis bloquent, la Chine ne s'engagera pas non plus. Et si ces deux-là restent sur le côté, alors l'espoir d'engager dans le mouvement l'ensemble des pays en développement et des pays émergents s'éloigne considérablement.

Il reste néanmoins du temps, et nous devons tout faire pour que l'on sorte de Copenhague avec un accord politique volontaire et ambitieux. Sans doute ne terminerons-nous pas tout le travail à Copenhague. Comme après Kyoto, il faudra encore de longues négociations, sous la Présidence belge d'ailleurs ce qui nous donnera une immense responsabilité, pour préciser les chiffres, clarifier les engagements juridiques, mettre en place les mécanismes de financement...

Copenhague sera difficile, mais on peut encore y arracher un accord fort sur les grands principes qui engagent l'ensemble des nations du monde, et un calendrier précis et serré pour les finaliser au cours des mois prochains. C'est en tout cas avec cette volonté de ne rien lâcher sur l'essentiel et de programmer déjà l'après Copenhague, que l'ensemble des belges et des européens iront à ce sommet.

Thèmes: Environnement, Climat

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