Paul Magnette plaide à l’ONU pour la création d’un Conseil mondial du Développement durable.

Le 13.05.2011 dans Actu

Le Ministre du Climat et de l’Energie, Paul Magnette, a représenté la Belgique lors de la 19ème session de la commission du Développement Durable des Nations Unies à New York.

Cette 19ème  session politique était primordiale à double titre. D’une part, elle conclut neuf années de négociation sur les modes de consommation et de production durables (Sustainable Consumption and Production) pour laquelle la Belgique a joué un rôle clef, en appui de la Commission européenne. D’autre part, elle prépare les débats de la conférence de Rio de l’an prochain qui, 20 ans après « Rio 1992 », devra faire le bilan des progrès et des échecs constatés ainsi que tracer un cadre global pour les politiques de Développement Durable  pour les prochaines décennies. 

En tant que vice-président de la table ronde consacrée au programme cadre pour les « Modes de production et de consommation durables », Paul Magnette a plaidé pour un nouveau programme cadre de 10 ans qui permette de diffuser les instruments de guidance des politiques publiques dans les pays qui n’en disposent pas encore aujourd’hui. Les normes de produits, les marchés publics durables, la responsabilité sociétale des organisations (ISO26000), les approches cycles de vie ou la gestion environnementale des bâtiments ont ainsi été unanimement reconnus comme des outils de référence permettant d’accroître la durabilité des modes de consommation et de production. Cela conforte les orientations politiques prises à cet égard en Belgique ces dernières années.

Lors de la session consacrée à la préparation de la conférence de Rio en 2012, Paul Magnette a soutenu le renforcement du cadre institutionnel multilatéral du Développement durable. Les crises répétées du capitalisme mondial, crise alimentaire, sociale, climatique, énergétique et financière appellent un renforcement du cadre politique mis en place au lendemain de la seconde guerre mondiale. Il faut amener plus de cohérence entre les cadres de régulation environnementale, sociale, monétaire et financière.

Depuis Nagoya et Cancun, les institutions des Nations Unies et le cadre de négociations multilatérale ont fait la preuve de leur efficacité retrouvée. Dans cet esprit, Paul Magnette a défendu la transformation du Conseil Economique et Social en Conseil mondial du Développement durable. Le travail du G20 pour verdir l’économie mondiale est un mouvement positif mais insuffisant. Il est donc tout aussi essentiel de travailler dans une cadre plus universaliste, et de promouvoir une « transition juste » vers une économie véritablement durable, promouvant des emplois décents et une sécurité sociale forte dans l’ensemble des pays du monde. Ceci implique de renforcer les interventions de l’OIT, de tirer la Banque Mondiale  et le FMI  vers les politiques de Développement durable et de faire du Conseil Economique et Social le lieu de la coordination des politiques environnementales, sociales, économiques, commerciales et financières.

Thèmes: Environnement

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