Recyclons les intérêts notionnels et taxons les transactions financières internationales

Le 27.05.2010 dans Actu

D’abord, vous le savez, nous nous sommes mis ardemment à l’écologie sociale. Donc nous allons faire du recyclage, social. Et la première chose que nous allons recycler, ce sont les intérêts notionnels! On nous avait dit que ça coûterait 500 millions d’euros par an, pas plus; que ça attirerait massivement des investissements étrangers et que ça créerait de l’emploi. Très bien. Le problème c’est que ça a coûté beaucoup plus, près de 3 milliards d’euros par an, et qu’on ne sait pas si ça a créé des emplois. Cet argent-là, on va donc le recycler. Cet argent-là, on va le consacrer aux entreprises, mais aux entreprises qui créent de l’emploi et qui augmentent les salaires.

Et on ne va pas s’arrêter là. Ce que l’on va recycler aussi, c’est l’argent de la fraude fiscale. On estime que tous les ans ce sont 30 milliards d’euros qui échappent à l’impôt. Donner enfin à l’administration tous les moyens de lutter contre la fraude fiscale, et en priorité contre la grande fraude fiscale, c’est une priorité absolue. Et là-aussi nous allons prendre un engagement clair. Chaque euro qui rentrera dans les caisses de l’Etat grâce à la lutte contre la grande fraude fiscale sera consacré à diminuer les impôts sur les bas et les moyens salaires. Chaque euro récupéré chez les fraudeurs et les profiteurs sera redistribué aux gens qui travaillent.

Enfin, il y a l’argent de la spéculation. Il est plus qu’urgent de taxer les transactions financières internationales. Avec une taxe d’un vingtième de pourcent, ce qui n’est quand même pas excessif, ça rapportera chaque année à l’échelle européenne 200 milliards d’euros. C’est-à-dire l’équivalent du budget européen actuel. Avec ça, on peut mettre en place un grand plan de relance économique européen. Et dans le même temps prévenir les spéculations des vautours qui s’attaquent aux pays affaiblis. On n’oublie pas non plus qu’ici, chez nous, les plus-values sur les actions faites par les compagnies doivent être soumises à l’impôt des sociétés, et les très gros patrimoines doivent être mis à contribution.

Voilà d’où viendra l’argent nécessaire, pas de promesses en l’air, mais de principes simples et efficaces de justice fiscale.

Thèmes: Politique, Economie, Campagne juin 2010

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